RÉGIS GAUDET
RÉGIS GAUDET
Mon engagement de psychanalyste
Depuis les années 2013 et après le décès de mon épouse, je me suis consacré à l'écriture de mon livre "Des Institutions et des hommes" (Éditions du Champ Social 2021), j'ai aussi accueilli à la semaine et pendant quatre ans deux de mes petites filles pour leur permettre de suivre leurs études sur Caen. Elles ont apporté la vie dans ma grande maison, au calme et au cœur de la ville, là ou je consulte aujourd’hui.
Je propose des entretiens d’écoute et de soutien psychanalytiques pour des personnes en difficultés ou en souffrance sur leurs parcours de vie.
Pour des adultes, il est question d'accompagner pour une étape de passage une personne bloquée, essoufflée ou perdue.
Je propose un travail de guidance pour "l'envie d'être soi".
Besoin de poser son récit sans être jugé, de partager et d'y voir plus clair, deuil, amours, familles, séparations, souffrance au travail, ressentiments, envie de se recentrer et de se retrouver. Trouver un chemin de résolution.
J'interviens également en animation de groupes de paroles dans les organisations, les établissements ou les institutions et notamment dans le cadre établissements pour des personnes âgées.
Tarif des séances individuelles négociable pour les étudiants ou les personnes en situation de chômage, factures possibles pour les mutuelles
Demandes de rendez vous uniquement par e-mail
Mon parcours et mes maitres à penser.
Nous sommes en 1973. Au Centre Anne Frank de Saint-Omer, Claude Chassagny, psychanalyste, anime des groupes de formations pour les jeunes prés stagiaires, notamment sur la question du transfert, et le soir après le service, des groupes d'analyse ; à un rythme régulier, avec six éducatrices et éducateurs spécialisés, nous y travaillons sur la question de nos émotions et parfois de nos angoisses ressenties au travail sur les groupes de vie des adolescentes.
Vingt ans plus tard, c'est par la voie d'une psychanalyse personnelle que je poursuis mon parcours. Sept ans d'analyse au terme desquelles mon psychanalyste, membre du Collège de Psychanalyse Groupale et Familiale de Paris, me conseillera de poursuivre mes réflexions avec le Collège.
C'est dans le cadre d'un congrès organisé après sa mort récente que je découvrais l’œuvre de P. C. Racamier. Ses travaux sur l'Œdipe et l'Antœdipe, mon livre de référence, Le Génie des Origines. (P.C. Racamier, Payot 1992) et l'énorme travail de ce psychiatre, directeur de l’hôpital de La Velotte à Besançon, sur les questions de l'inceste et de l'incestuel. C'est une révélation, tout s'articule ; mes années de travail en protection de l'enfance, mes années d'analyse personnelle, et le choix maintenant déterminé de poursuivre ma formation sur les psychopathologies familiales avec le Collège. J.P. Caillot deviendra à Paris puis à Lille mon professeur et formateur sur ces questions essentielles pour qui veut comprendre les pathologies familiales.
Mes années d'études universitaires viendront enrichir cette réflexion clinique tout d'abord dans le cadre d'un DSTS en sociologie à l'université de Caen, où je découvrirai avec bonheur les travaux d'A. Touraine et de R. Sainsaulieu sur la question du "sujet historique" ou de "l'identité au travail" quand cette culture peut amener les salariés d'une organisation à se sentir auteurs de l’œuvre collective.
C'est ensuite à l'université de Paris XIII et pour un DESS d’Évaluation des Politiques Sociales que nous apprendrons à décortiquer les références conceptuelles des principaux modèles de l'évaluation en France.
Avec le psychosociologue Louis Schorderet, à Dijon puis à Genève, je partagerai plus de vingt années de formation à la dynamique des groupes, à la conduite d'entretiens, à l'animation des groupes et des réunions, et enfin à l'auto-dynamique où, comme dans un psychodrame du futur les participants, utilisant les autres membres du groupe comme des personnages, mettent en scène leurs "chemins de vie" et leurs chemins de résolution.
Enfin, c'est à Saint-Anne à Paris, où, encouragé par le Docteur Pascal Crete et le professeur Pierre Delion d'abord au "groupe de cinq heures", puis dans le grand amphi de l'hôpital, que nous partagions l'enseignement du Docteur Jean Oury sur la psychothérapie institutionnelle, enseignement que je retrouverai plus tard à Lille, à la faculté de Médecine avec le DU de psychothérapie institutionnelle.
Directeur d’établissements sociaux et médico-sociaux durant plus de trente ans, l’auteur prend appui sur cette expérience qu’il élabore pour nous proposer sa vision de l’institution et une actualité de ce secteur professionnel avec ses pratiques, ses innovations, ses risques et ses espoirs.
En référence à la psychanalyse, à la psychothérapie institutionnelle et à la psychosociologie, il interroge les fonctions de l'institution : comment peut-on y faire vivre le récit des professionnels ? Comment travailler les questions du transfert, de l’identification, et organiser des constellations contre-transférentielles ?
Comment la parole circule-t-elle ? Quelles sont les fonctions des cadres ? Comment peuvent-ils organiser un corps institutionnel soignant ? L’institution prend-elle suffisamment soin de la souffrance au travail que ces métiers induisent obligatoirement ?
Enfin, à partir des années 2010, après l’entrée tonitruante du New Public Management au cœur des dispositifs et des associations gestionnaires, ce directeur nous raconte comment cette décennie est venue menacer l’institution et sa clinique, par de multiples normes de bonnes pratiques, par des obligations de regroupements, renforçant la centralisation homogène au détriment des cultures institutionnelles patiemment construites depuis un demi-siècle par les associations et les professionnels.
Récit d’une vision humaniste de l’organisation du travail d’accompagnement et de soin, cet ouvrage est un travail de mémoire destiné à tout travailleur social qui souhaite construire du sens pour sa pratique professionnelle ; il met en avant l’importance de la clinique institutionnelle et la bienveillance. Les hommes, les femmes et les enfants qui vivent ensemble dans ces lieux ne sont pas des marchandises. "
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Publications
L'institution ... point de suspension. Régis Gaudet. Revue Institutions n° 45, Mars 2010 p.19
Il faut choisir ce que réunion veut dire. Régis Gaudet. Revue Institutions n°39, Avril 2007 p.11
L’institution peut elle survivre. Régis Gaudet. Revue Institutions n° 52, Octobre 2013 p.51
Trop de gestion tue le social, (à propos ,de l'ouvrage de Michel Chauvière ). Régis Gaudet. Revue Institutions n° 48 p. 91
Quand les dirigeants des instituions doivent apprendre à parler deux langues. Régis Gaudet. Revue VST Vie Sociale et Traitement n°107, 03/2010
Concevoir le métier d'assistante maternelle spécialisée. Régis Gaudet., Le lettre du Grape n°14 Décembre 93, p 9
Des Institutions et des Hommes, éd du Champ Social, 2021